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Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 09:13

Aujourd'hui, c'est le 16/06/2006.

...

Soit le 16/6/6.

...

Soit encore le 1666.

...

Soit, si on retire le 1 qui sert à rien, allez fous le camp pas bô, le 666.

...

Oh my god ! 666 : Le Chiffre du Malin !!!

...

...

Sur ce, je vous donne rendez-vous pour le 26 mais aussi pour le 6 juillet (cet enfoiré de 36 essaye de nous baiser mais ça ne prend pas avec moi, je ne laisserai pas l'innocente vérité être violée en toute impunité) Et j'interdis les gens de croire que je fais ça juste parce que j'ai loupé le 6.

 

Quand je serai maître du monde...

... il n'y aura qu'un mois, celui de juin. Il n'y aura qu'une année, celle de 2006. Et le running gag régnera à tout jamais sur l'immensité galactique, bwahahahahahahahaha ! 

Par Yvain - Publié dans : quandjeserai
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Jeudi 15 juin 2006 4 15 /06 /Juin /2006 09:16

L'autre jour, en me balladant sur le site de France Info, v'la t'y pas que je tombe sur une news fort intéressante : Bercy, sûrement lassé de se faire traiter de moins que rien à chaque nouveau bugdet par ces bouseux qui n'y connaissent rien, avait décidé dans un grand élan pédagogique de proposer aux françaises et aux français de tenir les rênes du budget . Non, vous ne revez pas, encore mieux que le père Noel (parce que Budget, c'est vachement plus sympa comme nom de renne que Rodolphe). Aux contribuables étaient donc offert les milles délices liés au remboursement de la dette.

N'ayant pas grand chose à faire sur le moment (ce qui certes, ne change pas vraiment de d'habitude), je décidais, rongé par la curiosité, d'aller voir de quoi il en retournait. Le jeu français sera-il  meilleur que son collègue japonais (que j'aurais bien aimé essayer mais j'ai pas réussi à le trouver sur leur site à la con. Oui, celui du ministère des finances japonais ... A-t-on idée de remplir un site de kanjis... Comment font les honnêtes gens pour se repérer dans ce bordel ?)

Bon, premier constat, c'est encore un truc en flash. Mes tympans sont bercés par une musique de fond que ne renierait pas un compositeur de musique d'ascenceur en phase terminale d'une quelconque maladie surement très douloureuse, humiliante et aux conséquences peu esthétiques. Que faut-il faire ? Tout d'abord remplir son nom... Bon, c'est sans doute le test initial pour vérifier si le contribuable joueur sait lire, car dans contribuable... Je rentre donc un pseudonyme innocent qui ne permettra pas aux RG de remonter jusqu'à moi et passe à la suite.

Soyons fous : je clique sur Démarrer. Je sens confusément que je m'engage sur un chemin pavé de moults embûches et divagations. Je ne sais pas encore à quel point je peux avoir raison.

Première étape : partant du principe que je suis incompétent, le programme m'envoie à la bibliothèque à bord d'une berline qui doit tourner au diesel vu ce qu'elle crache. Mais on ne me la fait pas à moi, je suis fort, je suis grand, je suis beau, je suis un troll du chaos  et je vais directement à la case Bercy pour la première épreuve.

Houla que c'est dur... Il s'agit de jouer à une espèce de tetris et d'amener sur la case recette des briques avec marqué dessus "impots" et sur la case dépenses des briques surmontées d'indications comme "salaire de ces feignasses de fonctionnaires" (comment ça je surinterprète ?).

Je gère comme un dieu et attends la réaction des journalistes. La confirmation ne se fait pas attendre : je suis un dieu (option "je sais déplacer des briques bleues qui tombent du ciel")

La deuxième épreuve (je sais, c'est pas beau, mais c'est pour l'effet dramatique. Et ne vous plaignez pas, j'aurais pû mettre du vert caca d'oie au lieu du jaune) m'attend déjà, avec la volonté affichée de calmer mon enthousiaste arrogance. Il s'agit de déterminer si certaines dépenses sont du ressort de l'état ou font parties des incompétences territoriales.

Tout au long de cette passionante partie, je cherche vainement à baffer ce présentateur au regard plus que chafouin. Cependant, personne ne semble avoir implémenté ce qui m'aurait fait l'effet d'une idée géniale. Tant pis, je reviendrai plus tard avec un aspirateur...

A l'issue de ce questionnaire, le constat est amer. Ma prestation fut moins glorieuse que lors de l'épreuve un. Cependant, la presse semble n'en avoir cure et continue sa fellation médiatique. Je torche tout.

Passons donc à la troisième épreuve (eh, vous voyez bien, c'est encore pire en vert caca d'oie). Ah ah !! Du calcul mental !!! Tout torcher je vais ! Et tout torché j'ai. On remarquera quand même qu'au cours de cette épreuve d'un niveau assez impressionnant pour renvoyer un cours élémentaire à ses chères études, on s'adresse et surtout on sait parler à tous les publics.

Là, c'est la version qui permet de bien se faire comprendre des pauvres qui comme chacun le sait, sont smicards, portent la moustache (discriminant social fort), la raie de coté et un bleu de travail. Non, ami le jeune qui travaille au Quick pour payer tes études, tu n'es pas pauvre car sinon tu serais fort laid  et tu aurais de vilaines bottes noires (oui, comme celles des méchants SS) alors souris à la vie et arrête de faire chier les gentils politiques qui se trouent le cul pour équilibrer le budget nom d'un p'tit bonhomme ! (Comment ça je continue à surinterpréter ?)

Là, c'est pour la version pour les riches. Je dirais même, pour les riches compagnies aériennes d'Asie du Sud Est. Malheureusement, je suis peu convaincu que le CEO de Singapore Airlines aille faire un tour sur ce site. Mais c'est l'attention qui compte, il faut pouvoir s'adresser à tous les publics (un observateur attentif remarquera d'ailleurs qu'ils ont omis de proposer des sacs d'engrais pour nos amies les plantes internautes, du RonRon ainsi que des masques de hockeyeur maculés de sang, mais je m'égare...)

Je passe sur la navrante tentative de mise en abîme de la part des développeurs qui tentent de me faire croire que leurs idées minables sont les miennes. Ceci bien sûr afin de me pousser au suicide dans le but non avoué de réduire le nombre de vainqueurs potentiels. Je continue alors mon périple vers la quatrième épreuve (le mauve c'est pas mal non plus remarquez). Je n'ai qu'un espoir : que les choses sérieuses commencent enfin. Bon, soyons honnête, mon voeu a en partie été exaucé puisque ça commence à devenir sérieusement pathétique... Voici la quatrième épreuve (cela dit, c'est con qu'il y ait pas d'option pour faire clignoter le tout...) :

Des années de pratique sur les jeux me permettent néanmoins de me sortir avec brio de cette pitoyable épreuve à la métaphore mal placée (je l'aurais plutôt vue au fond à gauche...). Je reste néanmoins sceptique face à l'apport pédagogique censé me permettre de mieux comprendre le fonctionnement du budget. Dans le même temps, du coté des quotidiens, c'est de la folie furieuse, on atteint carrément l'orgasme éditorial : "Les frères Montgolfier enfoncés par Edgar le canard", "quel talent ! " ou encore "oh oui, je le sens ton gros budget". Je pourrai toujours me consoler après la partie en disant que j'ai fait de l'effet quelque part... 

Ensuite vient le temps des questions de ces fourbes journalistes sur mon budget. Je dois donner les grandes priorités du futur budget. Ca va aller vite... Alors oui, j'aime bien les scientifiques et ils auront plein de sous, non, les autres fonctionnaires n'auront rien, oui, la dette m'emmerde bien, non, je ne pense pas que lui offrir une thalasso à Quiberon pour lui permettre de maigrir soit la solution, oui, c'est du tergal, vous aimez ?,  non, pas de café, oui, une crème brulée et l'addition. Résultat des courses, ces ordures pensent que je suis un sale rapiat... Je suis dans un bon jour, je laisse passer.

Mais voilà que se présente déjà l'épreuve suivante (qui est la cinquième épreuve, si vous avez bien suivi) : la balance budgétaire. Il va falloir affecter des recettes aux dépenses afin d'équilibrer le budget. Le moins qu'on puisse dire est qu'ils ne sont pas à une métaphore près par ici. Si, si. La preuve en image :

Je passerai sur les fonds sonores de supermarché et les petits bruitages dignes des meilleures pubs pour dentifrice lorsqu'on trouve le bon résultat. En plus, cette épreuve me donne l'impression d'avoir été programmé par un pingouin atteint d'alzeihmer parkinsonien. On ne sait pas trop ce qu'on fait ni à quelles sommes correspondent  les poids que l'on manipule. J'y vais donc au petit bonheur la chance et joue à la marchande avec une joie non dissimulée vu qu'il n'y en a pas.

Je m'en tire honorablement mais quelques p'tits cons ont cependant décidé de se faire plaisir. Les calembours de la presse s'enchainent aux bons mots. "Une balance à Bercy ?" Ah, ah, ah. Je pouffe. Décidement, pour atteindre un tel degré d'humour, les programmeurs devaient bouffer au déjeuner les clowns qu'ils avaient sucés durant la matinée avant se taper les compilations des "désopilants désagréments d'Armand l'élan" pendant l'après-midi.  

Allez, direction l'étape suivante : l'institut du futur. L'objectif est de nous montrer ce qui va se passer dans quelques décennies, histoire de voir les influences de nos futures décisions à long terme. Bon, soyons clair, quel que soit le truc que l'on regarde, dans 30 ans, la France est dans une merde plus noire que l'intérieur du rectum d'un coelacanthe planqué au fin fond de la fosse des Mariannes. Cyber budget, un jeu pour aider la fuite des capitaux ?

Mais voilà que se profile la sixième épreuve  (j'avais pas essayé le saumon, c'est pas mal du tout je dois dire): profiler (et voilà que se profile le profiler, ah ah ah, le bon mot du siècle !). Ici, c'est simple. On vous donne les prévisions pour les tendances de l'année à venir et il faut dire "c'est plus", "c'est moins" ou "mmmmh, ouiiiiiii, c'est booooooooon". D'aucuns l'auront remarqué, il manque l'option "je m'en bats les sboubs", ce qui est fort fâcheux mais nous ne sommes plus à un oubli près. Je continue donc mon périple en répondant du mieux que je peux, c'est à dire au hasard.

Le constat de la presse est sans appel : je suis une merde... Je sens que les CRS vont finalement avoir droit à la prime spéciale qu'ils réclament depuis si longtemps. Celle-la même qui sera  acordée en cas d'introspection anale de caméra sur journaliste.  Car maîtriser le budget, c'est aussi pouvoir faire ça !

Et enfin, c'est la dernière épreuve, celle que j'attendais depuis le début avec autant d'excitation qu'un pitbull qui se demande si son prochain terrain de jeu sera un hospice ou un jardin d'enfant. Le but du jeu est de se ballader sur la jolie carte pour répondre (ou pas) aux demandes des contribuables ou des différentes collectivités locales ou internationales ainsi que pour prendre connaissance des économies sur les dépenses ou de nouvelles recettes afin de décider de leur attribution (rembourser la dette ? Pour les dépenses futures ? Détourner l'argent sur les comptes occultes de mon parti politique ?). On peut voir en direct l'ensemble des dépenses, des recettes ainsi que le déficit qui en résulte. On a même droit aux indices d'opinion nationale et internationale.

 Voici un exemple d'événement qui peut survenir. Attention, ça décoiffe :

On remarquera ici que la France  rurale est  représentée de façon très cosmopolite. Alors soit les choses ont fortement changé depuis que j'ai quitté notre riant pays soit c'est une commission de l'ONU qui tente de se faire passer pour le conseil général des pyrénées atlantiques afin de récupérer quelques crédits (vous remarquerez d'ailleurs qu'on parle du sud du pays. Mais de quel pays, hein, bande de petits sacripants ?). Le doute est trop fort, je coupe les crédits. De toutes façons, à quoi sert une autoroute dans le sud hein ? Z'auront qu'à marcher, ça leur fera les pieds à ces feignasses !

A la fin de chacune des 3 années que compte le jeu m'est présenté un bilan dont voilà un fort bel exemple :

Puis, après trois ans de bons et loyaux services, c'est la récompense suprême, la cerise sur le gâteau, que dis-je, le bidon d'essence sur le bûcher d'hérétiques. Bref, la magnifique conclusion d'une non moins grandiose simulation : une vidéo avec Jean-François Copé, ministre ès soussous dans la popoche, himself.

Il faut d'ailleurs savoir qu'il existe au moins deux versions de cette vidéo : celle dite du "gagnant" où Copé  déclare que putain, tu es fort, tu as su gérer tous les aléas de la gestion du budget et qu'il te propose de venir boire une bière avec lui à Bercy pour parler avec émotion de la grande campagne budgétaire de 1903 (restée dans les mémoires comme celle où le ministre de l'époque avait tenté de transformer 5 tonnes de rats en or massif pour combler le trou du budget. Finalement, après un humiliant échec, son cadavre a nourri les rats en guise de repentance. Triste histoire...).

Il y a aussi la vidéo dite du "perdant" où un Copé tout sucre tout miel te dit que tu as pu découvrir que gérer le budget, ce n'était pas aussi facile qu'on le croit, qu'il faut savoir prendre les bonnes décisions au bon moment et qu'il te souhaite bonne chance pour la prochaine fois. Ce qui donne peu ou prou, une fois le message délangue-de-boitisé : bon, espèce de sale pauvre/anarchiste/fonctionnaire/socialiste/budgéteur du dimanche, tu viens de passer pour un gros blaireau alors tu arrêtes de me gonfler avec ta pseudo science budgétaire et tu retournes jouer dans ton bac à sable idéologique en regardant l'équipe de France se faire humilier pendant que les grandes personnes jettent l'argent de l'état par les fenêtres travaillent.

Vient l'heure du bilan. Oui, tu peux rentrer bilan, c'est ton tour. Enfin. 

J'ai recommencé deux fois cette douloureuse expérience. J'ai "gagné" deux fois (la première à l'instinct puis à la rapiat lors de la troisième tentative) et donc "perdu" une fois alors que je tentais de jouer à l'expérience, ce qui fut désastreux.

Je passe sur toutes les épreuves préparatoires que j'ai décrit en long, en large, en travers et soyons fous, en hauteur, pour me concentrer sur l'épreuve finale qui est quand même censée être le morceau de choix de cette fantabuleuse tentative pédagogique. Finalement, on se demande si on n'est pas en face d'un pied de porc grossièrement déguisé en côte de boeuf (je sais que certains aiment le pied de porc, peut-être plus qu'une côte de boeuf, mais aux dernières nouvelles, je suis le maître de cet espace et donc libre d'imposer mes goûts culinaires). Quoiqu'on fasse, les grandes tendances économiques qui rythmeront les trois années seront les mêmes.

Par ailleurs, on se sent parfois impuissant face aux événements car c'est le programme qui décide de l'apparition des seuls vecteurs d'interaction de cette simulation. Et ce de façon plus ou moins aléatoire semble-t-il. Ainsi, il peut ne rien se passer pendant 3 mois et d'un seul coup, paf, voilà 4 demandes qui tombent en même temps assorties d'un message à forte consonance  "bouge toi le cul, grosse feignasse ! Tu vois pas que les Français attendent que tu prennes des décisions ou t'es juste con ?". J'avoue apprécier moyennement.

En outre, on se mange en moyenne un pétrolier sur les côtes tous les 1,5 ans (mais on ne propose pas de sous louer les côtes françaises pour se débarasser du problème) et les possibilités d'augmenter les recettes ou de réduire la dette sont trop limitées : pas moyen de faire grimper la TVA de 4 points, ce qui serait quand même le meilleur moyen de faire disparaître cet affreux déficit  (Et de couler l'économie du même coup, certes. Mais on a rien sans rien et le jeu ne simule que 3 ans, donc les effets à moyen terme, je peux me permettre de leur dire joyeusement qu'ils peuvent aller se faire foutre, eh eh eh !)

Bref, on a l'impression d'être à bord d'un bateau sans gouvernail par gros temps en ne pouvant influer sur le cap à suivre qu'en soufflant très fort avec ses petites joues dans la grand voile. Si gérer  le budget d'un pays comme la France ressemble vraiment à ça, alors cette simulation a effectivement rempli son objectif. Par contre, je tends à penser que cet heureux résultat n'a été atteint qu'involontairement...

Pour conclure, suite à l'une de mes surprenantes victoires, j'ai envoyé mes coordonnées et si j'ai la chance (ou la malédiction, je suis pas trop sûr en fait) d'aller à Bercy, cela me donnera matière à d'autres posts. Une question me taraude néanmoins l'esprit, la muse de cette grande équipe de programmeurs était-elle Garcimore ou Bozo le clown ?

 

Quand je serai maître du monde...

...les gens devront tous porter des sous-vêtements avec des corn flakes dessus, les illustrations comme les véritables corn flakes cousus étant admis. Comme quoi, y a pas que les goûts culinaires qu'on peut imposer via un blog !

Par Yvain - Publié dans : quandjeserai
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Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /Juin /2006 10:26

   Rayon de soleil dans ma morne vie aujourd'hui. Je me dirigeais vers le lieu d'une réunion de groupe lorsque je me rendis compte que cette réunion ne devait avoir lieu que le lendemain.  Maudissant ma traîtresse montre qui m'avait amené à me planter de jour, j'en profitais pour aller chercher le courrier de mon labo au sécrétariat.

   Il y avait là deux lettres personnelles et un magazine adressés à des collègues (poubelle ! Je vais pas risquer un claquage de l'index pour des lettres non plus) ainsi qu'une grande enveloppe adressée à votre serviteur sur laquelle il était inscrit "do not bend".

   La truffe humide et le regard étincelant, je m'empressais d'en regarder le contenu. Contenu que voici d'ailleurs :

   Comme dirait l'autre, tain ça déchire. Bon oui, certes, ça se déchire, c'est du papier. Mais là n'est pas la question.

   Deux remarques donc : d'une part, j'ai pour une fois droit à Tavernier Yvain au lieu de l'habituel Tavernier Yvain Philippe Joseph D. . Oui, je sais... Vous vous vous demandez ce que signifie le D. . Laissons planer une aura de mystère autour de cette question et n'oublions plutôt pas que s'il y a bien une erreur à ne pas commettre lorsqu'on remplit les premiers formulaires pour aller à Singapour, c'est celle d'écrire tous ses prénoms dans les cacases reservées à l'état civil. Parce qu'ensuite, vu le sérieux que les locaux accordent à ton 18ème prénom, c'est plus dur de se débarasser de ce nom à rallonge que d'expliquer à un teckel à poil ras que non, on n'accorde pas le participe passé avec le verbe avoir sauf lorsque le COD est placé devant (le verbe avoir, pas le teckel)

   D'autre part, cette feuille de papier légèrement cartonnée, au grain agréable au toucher, d'une couleur saumon, certifie ma présence à l'introduction à la sécurité dans un laboratoire (argh, traduction, hum, euh..., libre).  Mais qu'est-ce donc que cette introduction ?

Un petit flashback s'impose :

~*~ Flashback ~*~

   Il y a quelques mois de cela, le 16 février de l'an de grâce deux mil six, les nouveaux étudiants étaient conviés à une farce présentation des problèmes de sécurité relatifs aux laboratoires.

   Et des problèmes de sécurité, il peut y en avoir plein. Houla, fichtre, oui. Nous avons eu ainsi droit à une formation très détaillée sur les merveilles liées à l'exposition aux produits chimiques, aux radiations et à d'autres joyeusetés du même genre. Ah oui, j'allais oublier le meilleur : les risques bactériologiques.  Tout cela s'accompagnait de moult détails sur les effets primaires (douloureux), secondaires (très douloureux voire peu esthétiques) et tertiaires (là, c'est plus trop douloureux, mais en même temps, est-ce qu'un cadavre a besoin de souffrir ?)  allant de pair avec tous ces risques. 

   Certains sceptiques se lèveront, dresseront le poing bien haut, chanteront l'Internationale et me diront qu'il doit bien y avoir un risque, car sinon, il n'y aurait point de prévention. Certes. Pour les esprit chagrins, voilà une photo montrant partiellement mon labo (désolé, j'avais pas envie de le lever et de prendre de façon optimale tout le labo en photo. Je sais bien que je suis entouré de jaunes chinois et que nos cultures sont biens différentes mais quelle que soit la culture, on passe toujours dans certains cas pour un con, fin de la parenthèse) :

   Bref, il y a des bureaux, des ordinateurs, des livres, un extincteur et un mammouth taquin.  Et que les esprits encore plus chagrin n'essayent pas de croire que si j'avais photographié ce qui se passait derrière moi, j'aurais pu montrer ça :

   De toutes façons, mon département est fauché et on aurait jamais eu assez de place dans le labo pour tout faire tenir ( bam ! Cassés les esprits chagrins ! Et puis broyés à la meuleuse tant qu'on y est). Bref, vous l'aurez compris, le seul risque bactériologique qu'on risque par ici, c'est qu'un chicken murtabak qui traine oublié dans un coin se décide à muter en quelque créature ignoble parce qu'il a rien de mieux à faire sur le moment. 

   Finalement, après les quelques présentations fort passionnantes (qui rime avec chiante, la nature est bien faite) entrecoupées de pause repas et de pause café (un autre pan de la vie à NUS, les pauses repas, un mythe même), la centaine de victimes courageusement présentes ont eu droit à un questionnaire. Ce questionnaire, s'il était dûment rempli avec d'exactes réponses nous vaudrait un splendide diplôme ainsi que l'assurance de ne pas se retaper cette présentation pathétique une seconde fois (ça a pris 6 heures de ma vie quand même...). Je ne m'étendrai pas sur le questionnaire. Disons juste qu'on regrette parfois que Dieu n'ait pas implémenté ctrl-C, ctrl-V chez l'être humain, ça ferait gagner un peu de temps.

~*~ Fin du Flashback ~*~

   Finalement, 4 mois plus tard, alors que ce terrible moment était passé dans l'imaginaire collectif sous la forme d'une légende urbaine, je reçois ce certificat. A priori, je suis pour l'instant le seul dans le labo à avoir gagné le pompon. Après l'avoir affiché fièrement, je me pose néanmoins une question. Pourquoi moi ? Suis-je le centre d'une étude sociologique "les réactions d'un français face à l'imprévu burlesque en période de coupe du monde" (alias "Psychological diseases of a bastard of frog eater while his national football team sucks") ? En tout cas, dès qu'une canette de coca se décide à me parler de ses cas de conscience face à la perspective de se faire vider, promis, je vous fais signe.

 

Quand je serai maître du monde...

... promis, j'arrête de raconter des histoires inintéressantes sur deux pages à partir d'événements non moins inintéressants. Mais comme c'est pas pour demain...  Bwahahah !  Vous savez ce qu'il reste à faire pour échapper à mon insupportable bavardage, misérables créatures !

Non, non, pas aller voir un autre blog, mais revenez quoi ! Allez, on va chanter ensemble : debout les damnés de la terre ! Debout...
Par Yvain - Publié dans : quandjeserai
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Lundi 12 juin 2006 1 12 /06 /Juin /2006 11:07

   Quelques initiés s'en souviendront, j'avais essayé il y a quelques temps de réaliser un blog sur cet endroit merveilleux qu'est Singapour. 5 mois et un post plus tard (oui, un, pas deux, ni trois, mais bien un comme dans un = un + zéro), je me suis dis que j'étais peut-être pas trop motivé pour réaliser un blog de voyage centré uniquement sur cet endroit  - merveilleux, l'ai-je déjà précisé ?- qu'est Singapour.

   Bref, voilà donc un blog tout nouveau tout beau qui fait partie de la catégorie weblog. Ce qui est important. Bon, je sens que tout le monde s'en fout mais j'explique pourquoi quand même. Ce blog sera plus qu'un blog de voyage ( Ooooooooooooh ). Ce sera un blog sur toutes les reflexions, stupidités ou idées qui pourront me traverser l'esprit. Ce sera aussi un blog sur  le knowledge management et tout ce que je pourrais en dire de bien. Ce sera par ailleurs un blog qui contiendra quelques centaines de liens vers des trucs idiots que j'ai trouvé sur le net car quand on fait de la recherche alors que personne ne vous surveille, ben on en fout pas une. Enfin, ce sera quand même un blog avec quelques références à cet endroit, qui est je vous le rappelle merveilleux, qu'est Singapour ainsi que l'Asie du sud est. 

   Voilà, j'ai abattu les murs qui oppressaient ma créativité (le précédent blog centré sur la découverte culturelle de l'Asie. Un caramel pour ceux qui ont suivi). Je vais pouvoir raconter de la merde sur n'importe quoi à partir de maintenant jusqu'à une date indéterminée. Ca me laissera le temps d'en saouler beaucoup avec mon verbiage insupportable quand je n'ai pas trop d'inspiration. Oui, comme en ce moment en fait (deuxième caramel bonus pour ceux qui suivent encore).

 

Quand je serai maître du monde (titre du blog mais je maîtrise pas encore CSS pour mettre quelque chose de bô, milles excuses)...

... je ferai écrire tous ces articles par un nègre qui maîtrisera CSS. Et ce sera un nègre embauché à Singapour, qui est d'ailleurs un endroit merveilleux. Quand à moi, je passerai tous les soirs à la télé et tout le monde devra me regarder pour avoir sa ration de croquettes

Par Yvain - Publié dans : quandjeserai
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